Rando Vidéo Solo

Les plaisirs de la nature en solitaire

Petits Conseils de Tournage

Avant propos

Ce que vous allez filmer et la manière dont vous allez procéder va dépendre du résultat que vous souhaitez obtenir. 

Avant le tournage il va être essentiel de répondre à quelques questions :
– Quelle sera l’audience de votre film/ vidéo ?
Vous uniquement, votre entourage familial, un club, une association ou le grand public ?
– Avez- vous un message à faire passer ?
Attirer des inscriptions, partager des informations, faire découvrir un lieu…
– Souhaitez vous apparaître sur votre film ?
– Quelle sera votre plateforme de diffusion ?
Un serveur virtuel privé, une plateforme grand public, réseaux sociaux…
– Quel sera votre surface de diffusion ?
Smartphone, grand écran, DVD….

Ces différents paramètres vous permettront de définir vos angles de vue, vos options de cadrage, votre qualité d’enregistrement, d’encodage, vos choix musicaux…

Les prises de vues

Dans le monde de l’audiovisuel ce que l’on appelle une prise de vue n’est autre que la capture des images.
De façon fixe ou mobile, éloignée ou rapprochée, il existe de multiples méthodes afin de capturer des images. Un film est en réalité l ‘enchaînement de centaines de prises de vues hiérarchisées de la façon suivante :
Film / Chapitres/ Scènes/ séquences/ Prises de vues ou plans.

La prise de vue en détail

Chaque prise de vue (ou plan) correspond à un seul fichier.
Lors de chaque tournage vous aurez une centaine (ou plus) de prises de vues différentes.

 

La durée des prises de vue

Elle doit être très courte. D’une vingtaine de secondes à quelques minutes. Lors du tournage, il faut être conscient que sur une prise de vue de 3 minutes seules une vingtaine de secondes seront conservées lors du montage final. Filmer la même chose pendant 15 minutes n’a aucun intérêt pour le spectateur. Il faut multiplier les prises de vue.
Filmer souvent sur de courtes durées.

Les différences de plans et les angles de vue
Regardez l’un de vos films préférés et constatez la vitesse à laquelle les plans changent. Chaque séquence est composée de dizaines de plans différents. Les acteurs et le décor sont filmés sous différents cadrages et sous des angles différents et c’est cela qui donne le rythme du film.
Afin d’obtenir un résultat équivalent il faut donc filmer sous différents angles et avec différents cadrages.

Les différences de plans
Se sont les options de cadrage choisies par le réalisateur

– Les plans d’ensemble
Se sont des plans très larges et servent à situer une scène dans un lieu, un espace (un pays, une ville…)

– Les plans rapprochés
Ils servent à filmer une action ( l’œil de la camera remplace l’œil du spectateur)

– Les portraits
On les utilisent pour les personnages ou pour filmer des objets bien précis.

– Les gros plans et les macros
Se sont les gros zoom sur un détail (une fleur, une pierre, une clé…). Ils sont utilisés pour faire passer une émotion. Plus on s’approche de la matière plus le spectateur s’en imprègne.
Varier les plans rend votre film plus dynamique, plus réaliste, plus vivant.
Dans la vie tout bouge en permanence et votre film doit refléter cette réalité. Il doit suivre le rythme de votre action afin de ne pas ennuyer le spectateur.

Les angles de prises de vues

Ils contribuent au déroulement de votre scénario (votre histoire). Chaque angle provoque un effet différent.

– La plongée et contre plongée
Filmer par le haut ou d’en bas. Ce mouvement influence sur la taille de la scène dans l’espace.
– Les plans aériens (plans généraux)
Beaucoup utilisés au cinéma et ce n’est pas pour rien. Ils apportent une vraie valeur ajoutée à votre film.
Complexes à réaliser, ils servent à ancrer votre film dans une réalité.

La position de votre caméra
Chaque position de votre caméra correspond à un angle de vue. Multiplier les positions c’est multiplier les angles de vue. A la main, sur le torse, dans le dos, sur un casque ou au bout d’une perche face à vous ou devant vous…
N’hésitez pas à innover, quelques erreurs de manipulations donnent parfois des choses surprenantes avec des angles de vue incongrues.

Le sens du film
Au delà du sens de votre histoire /message ne perdez pas de vue qu’un film défile comme une bande de gauche à droite (le sens de lecture) il est donc important de filmer vos actions dans cette même direction.
A noter : Filmer de droite à gauche provoque un effet de retour en arrière ce qui peut être intéressant si c’est l’effet recherché.

Les transitions
On va différencier deux types de transitions
Les transitions que j’appellerais « naturelles » et les « artificielles ».
Les transitions artificielles sont celles ajoutées lors du montage en post-production.(les fondus, les flous…). Celles-ci doivent être utilisées avec parcimonie et servent en principe à signaler un changement de scène.

A l’intérieur d’une même séquence on utilisera des transitions naturelles : celles effectuées lors du tournage.

 

Quelques exemples :

Coupure camera Rallumage camera
Ciel de Paris Ciel de Tunis
Feuille de papier blanc Carrosserie blanche d’une voiture
Main s’approchant de l’objectif Main s’éloignant de l’objectif

 

Laissez place à votre imagination, ce type de transitions peut être décliné sous bien des formes.

Les mouvements de camera

Il faut bien différencier les plans fixes des mouvements de camera

Les plans fixes
On pose la camera sur son trépied et c’est l’action (les personnages, objets, paysages…) qui bouge devant l’objectif.
Très utilisé pour réaliser les Timelapse (), on peut également l’utiliser pour filmer un repas, un bateau qui s’éloigne…

Les freeze frames (images figées) : autrement dit les photos. Il est tout à fait possible d’intégrer des photos et d’animer les images dans un montage vidéo.

Les déplacements de camera
Plusieurs déplacements de camera sont régulièrement utilisés. Tout comme les angles de vue chaque déplacement a pour but un effet bien précis sur la vision de spectateur.

 

Voici les essentiels :

– Les panoramiques
Les panoramiques horizontaux : la camera pivote de gauche à droite (ou de droite à gauche) sur un axe fixe. A 180 ou 360° ils sont fréquemment utilisés pour filmer de larges panoramas qui n’entrent pas dans un cadre fixe.

De la même manière on trouvera des panoramiques verticaux : la camera pivote sur un axe vertical de haut en bas (ou de bas en haut). Pour une tour ou un immeuble par exemple.
Les panoramiques provoquent un effet d’espace, de grandeur.

– Les travellings
Horizontaux : la camera se déplace horizontalement dans l’espace, elle suit un objet (ou un personnage) qui lui même est en mouvement.
Les travellings horizontaux se déclinent en plusieurs variantes. Ils peuvent être en avant, en arrière ou latéral.

Sur le même principe on peut effectuer des travelling verticaux comme pour suivre un ascenseur en mouvement.

Les travellings apportent une dynamique à vos images.

La stabilisation des plans

Afin d’éviter de donner le mal de mer à vos spectateurs il est nécessaire de stabiliser vos plans.
Ce qui dans la réalité est l’une des choses les plus difficiles à réaliser. Certaines camera sont équipées de stabilisateurs internes qui se révèlent être insuffisants lorsque l’on film en courant ou sur un vélo. Il est toutefois possible de corriger (en partie) la stabilisation lors du montage, mais attention la correction rogne les bords de l’image (le cropping).
Réduire la vitesse diminue l’effet de secousses et de tremblements du film il est donc préférable de s’en préoccuper directement lors du tournage. L’idéal étant d’utiliser un stabilisateur (steadycam).

Il en existe 2 types :
– les manuels, qui compensent le tremblement à l’aide d’un plomb (on en trouve à partir de 20€)

– Les électroniques, fonctionnant sur batterie corrigent les tremblements à l’aide de 3 axes.
Sans doute la solution idéale, pour un électronique il faudra dépenser environ 200€.

Stabilisateur 

159 €

 

Stabilisateur manuel

30,99 €

La qualité d’enregistrement

Elle sera essentiellement déterminée en fonction de votre objectif final.

La résolution d’images

De cette résolution découle la taille des fichiers (en giga octets) . Plus votre résolution est élevée, meilleure est la qualité par contre vos fichiers deviennent lourds et longs à transférer.
Il faut donc trouver un juste milieu, surtout si vous souhaitez les diffuser sur des plateformes grand public ou les réseaux sociaux.
Cette résolution dépendra également de la manière dont vous voulez traiter vos images. Effectuer un montage complexe en post- production ou bien diffuser vos vidéos directement ?
Plus la qualité d’enregistrement est élevée plus il est facile de manipuler les images de manière complexe en post-production (ralentis, accélérés, zoom…) sans pour autant altérer la qualité.

Personnellement je tourne en 2,7K/ 60 FPS ce qui me permet beaucoup de liberté au montage et me permet d’encoder mes vidéos en HD1080p/30FPS sans perte de qualité, ce qui est largement suffisant pour une diffusion internet ou sur écran de salon (127cm).

L’importance de la lumière

Pour ne pas se retrouver avec un film noir ou au contraire totalement surexposé il faut prendre en compte l’éclairage.
Naturel ou artificiel il doit être suffisant pour donner un rendu des couleurs le plus proche possible de la réalité sans pour autant le surexposer, ce qui aurait pour effet de vous donner une image blanche.
Là encore, il est possible de procéder à une correction de l’exposition en post-production (au montage) mais on ne crée pas du noir avec du blanc. Il est beaucoup plus facile d’ajouter de la lumière que d’en supprimer. Pour notre éclairage on utilisera la lumière du jour (le soleil) ou des flashs additionnels. Certains appareils possèdent la fonction « nightshot » (vision de nuit) ce qui peut être intéressant pour filmer dans des grottes ou une boite de nuit.
Ne négligez pas l’éclairage ou vos prises de vues seront inutilisables.

Flash Gopro

16,01 €

Panneau led pour Dlsr

55,99 €

Kit lumière studio

79,99 €

L’ importance du son
Quand on parle de vidéo on pense tout de suite aux images mais la qualité de la bande sonore est toute aussi importante, voire plus importante que la qualité des images.
Une vidéo dont le son est clair, sans parasite, même avec des images de qualité médiocre sera facile à visionner. En revanche, une vidéo même en 4K dont la bande sonore est inaudible, coupée ou parasitée est impossible à visionner. Tout simplement parce que les bruits parasites perturbent notre cerveau et nous empêchent de nous concentrer sur les images.

Combien sont ceux qui ont regardé un match crypté sur canal + avec uniquement la bande sonore ?

Comment obtenir une bande son de bonne qualité ?
Les micros internes des cameras étant souvent de qualité médiocre il est préférable de ne pas les utiliser. Vous pouvez utiliser des micros externes reliés à votre camera, mais attention le son étant directement relié à l’image il sera inutilisable en cas d’accélérés ou de ralentis au montage.
Pour cette raison il est plus simple d’enregistrer votre bande son indépendamment de l’image. Pour cela vous pouvez utiliser un dictaphone numérique dont les prix varient de 30 à 400 €.
Ou plus simplement la fonction enregistrement vocal de votre smartphone. Les smartphones modernes sont munis de micros d’excellente qualité et, avantage non négligeable, on l’a toujours à portée de la main.

Quand on parle du son on pense aux voix des personnages, mais une bande sonore comporte d’autres éléments.
En plus des voix on va y ajouter de la musique. Le choix de la musique est très important il doit cadrer avec l’ambiance de votre film et votre objectif : son audience, son sujet, son rythme et sa plateforme de diffusion (attention aux droits d’auteurs).
Avec un enregistrement vocal de bonne qualité et une musique appropriée vous avez déjà une bonne vidéo.
Pour aller plus loin et ajouter du réalisme à vos images il est d’usage d’ajouter des sons : le chant des oiseaux, le bruit de la mer, le bruit d’un moteur…

Pour cela, vous pouvez vous créer une bibliothèque de sons et n’hésitez pas à les utiliser dans vos montages.

Ils permettent de créer une ambiance plus réaliste et donne une valeur ajoutée à votre film.
Un son vous plaît ? Sortez votre smartphone et enregistrez le (c’est juste une habitude à prendre).

 

Dictaphone

69,99 €

Micro externe DSLR

44,89 €

Micro de studio

141 €

Le Traitement en Post-Production (le montage)

Sans aucun doute la partie la plus longue et la plus fastidieuse, le montage demande du temps, de la patience et de la concentration.

Vous venez de rentrer de tournage, vos cartes mémoires sont pleines et vous avez hâte de les visionner et de commencer le montage de votre film.

STOP !!!

Avant même d’ouvrir votre logiciel de montage il y a une étape à ne jamais négliger : la sauvegarde des rushs (les fichiers image bruts). Commencez par effectuer une double sauvegarde de tous vos rushs. En clair, transférer l’intégralité de vos cartes mémoires à la fois sur votre disque dur interne (celui sur lequel vous allez travailler) et sur un disque dur externe (qui sera votre copie de sauvegarde). Personnellement, en plus de cette double sauvegarde je ne vide pas mes cartes mémoires tant que le montage n’est pas finalisé.

Maintenant vous pouvez ouvrir votre logiciel de montage. Oui, mais quel logiciel utiliser ?
Si les termes de cut, timeline, pistes, ou speedramp ne vous évoquent rien alors commencez par utiliser des petits logiciels simples et gratuits tel que Windows movie maker ou Cyberlink (l’équivalent existe sur IOS).

Ce sont de petits logiciels gratuits qui vous permettent de :
– couper et coller bout à bout des fichiers vidéos
– d’y insérer des images (photos) et du texte
– d’ajouter des transitions « artificielles » et des animations de texte
– de créer une piste sonore, en découpant différents morceaux de musiques

Ces logiciels ne demandent que très peu de ressources matériels et sont largement suffisants pour s’initier aux montages vidéos.

Le montage vidéo vous passionne et vous avez l’esprit créatif ?
Vous allez rapidement trouver les limites de ces logiciels et vous tourner vers des logiciels professionnels.
Ceux ci vous permettrons:
– de faire du montage multipistes (superposer des images et des sons).
– de créer des effets de ralentis et d’accélérés progressifs
– de créer des animations d’images et de texte dont les possibilités sont presque infinies (chaque paramètre est modifiable dans le temps)
Vos seules limites seront votre temps et votre imagination.

Pour les utilisateurs IOS la référence est : Final Cut Pro X (FCP X)
Quand aux utilisateurs Windows je ne peux que vous conseiller Da Vinci Resolve  (DVR). Ce logiciel fonctionne également sur IOS et Linux.
Pour ma part j’utilise DVR ,  logiciel totalement gratuit et disponible sur le site du distributeur : https://www.blackmagicdesign.com/fr/products/davinciresolve/#

Version gratuite qui se trouve être très complète et offre d’énormes possibilités :
– une page « média » permettant un classement des fichiers avec accès aux métadonnées et prévisualisation
– une page « édition » qui n’est autre que le montage avec visualisation en temps réel
– une page « color » intégrant à elle seule un vrai logiciel de colorimétrie
– une page « fairlight » correspondant au montage et mixage audio
– une page « deliver » destinée à l’encodage final de votre vidéo

La version 15 intègre en nouveauté une page « fusion » correspondant à toutes les fonctionnalités que pouvait offrir le logiciel Fusion seul, à savoir les effets spéciaux.
Grosse nouveauté également sur la version 15, l’interface est disponible en Français.

 

Mise en garde :
Que vous choisissiez FCP X ou DVR ces logiciels nécessitent des ressources matérielles comparables à celles des gamers (joueurs de jeux vidéos), il vous faudra donc une machine suffisamment puissante, pour laquelle il faudra compter un minimum de 800€, pour faire fonctionner ces logiciels correctement.

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