Rando Vidéo Solo

Les plaisirs de la nature en solitaire

La Sécurité en VTT

Voir et être vu

Peu importe le lieu ou le type de sortie, vous devez impérativement voir où vous mettez vos roues. Pas besoin d’être dans le noir pour ne rien voir. Certaines conditions météo, comme la pluie, le brouillard ou un temps maussade dans une forêt épaisse, peuvent fortement compromettre votre visibilité.

En VTT vous circulez en moyenne entre 12 et 25 km/h en fonction du terrain. Une chute à 25 km/h c’est plus de 600 kg qui percutent le sol.

Partant du principe que le manque de visibilité augmente le risque de chute, on comprend facilement pourquoi il est nécessaire d’en diminuer les risques. Pour cela nous utiliserons un moyen d’éclairage.
– Une lampe frontale positionnée sur votre casque vous permettra de circuler plus facilement.

Voir est essentiel, tout comme être vu.

Si vous manquez de visibilité, vous n’êtes certainement pas le(la) seul(e). Que ce soit dans les champs, en montagne ou en forêt, le VTT n’est pas la seule activité qui s’y pratique. Vous serez amené à croiser des randonneurs, des bûcherons, des chasseurs ou encore des véhicules tout-terrain.
Il serait dommage que votre sortie se termine au service des urgences parce que vous avez renversé un randonneur, percuté un 4X4, pris un arbre sur la tête ou pire … une balle perdue.
Pour éviter ce genre de problème vous devez vous rendre visible aux yeux des autres.
Si tout le monde se doit d’être prudent c’est à chacun d’assurer sa propre sécurité.
Différents accessoires légers et facilement transportables vous permettront d’être visible auprès des autres usagers.
– Les lampes avant et arrière de votre vélo (que vous sortirez de votre sac en cas de besoin) vous rendrons plus visible, tout comme le mode SOS de votre lampe frontale.
– Un gilet haute visibilité permettra aux autres usagers de vous repérer facilement (on a rarement vu une biche portant un gilet jaune fluo).
– Un brassard haute visibilité (que vous accrocherez à l’extérieur de votre sac) peut également s’avérer utile.
– Si vous faites l’acquisition d’une housse de pluie pour votre sac à dos choisissez une couleur bien visible (jaune, rouge…) ou un modèle réversible, il pourra servir de point de repère aux secours aérien.

« La visibilité c’est votre sécurité »

Se protéger

Le VTT : bien que n’ayant pas de moteur, il possède un système de freinage, des amortisseurs, des roues et des vitesses lui permettant d’augmenter sa propre rapidité . Sa pratique est donc considérée comme un sport mécanique.
Comme tout sport mécanique il comporte des risques (la panne, la casse, la chute ou l’accident).

Afin de limiter ces risques au maximum il convient de se protéger. Votre machine n’ayant pas de carrosserie vous êtes directement exposé. Il va donc falloir revêtir une « sorte d’armure » qui fera office de carrosserie.

On commencera par se protéger la tête (qui est l’élément le plus important de notre corps), en portant un casque.

Nous porterons également des gants pour se protéger les mains, qui sont souvent les 1ères à toucher le sol en cas de chute.

On protégera nos membres les plus exposés, à savoir les genoux, les tibias et les coudes, qui eux aussi frappent facilement le sol en cas de perte d’équilibre ou d’une mauvaise appréciation du terrain. On fera donc l’acquisition de protections spécifiques au VTT.
Essayez-les avant d’acheter, faites attention aux tailles, à la matière et au système de maintien.

Les parcours de VTT étant principalement jonchés de terre, de sable ou de gravier on se protégera les yeux en portant des lunettes (qui nous protégerons également du vent et du soleil).

Et enfin, nous penserons à notre dos et nous envisagerons un pare pierre.

 

« Se protéger c’est rentrer entier. »

Se signaler

Que ce soit pour indiquer votre présence ou pour appeler les secours, vous devez pouvoir vous signaler.

Les moyens d’éclairage dont vous disposez sont aussi un moyen de vous signaler, notamment le mode SOS de votre lampe frontale.

La pratique du VTT entraîne une notion de distance et de vitesse. Arrivant dans le dos d’un groupe de marcheurs ou à proximité d’un chantier forestier vous devez signaler votre venue. Pour ne pas les effrayer d’une part, et éviter tout accident d’autre part.
Pour cela les moyens les plus simples et peu onéreux sont le sifflet et le klaxon. Le sifflet ayant l’avantage de se porter où l’on veut. Par exemple, sur la bretelle de votre sac à dos, le rendant facilement accessible. Si vous préférez le klaxon placé le sur votre guidon.

Le sifflet est en outre un des éléments le plus important de votre «setup » *.
Il peut vous sauver la vie.

Dans le noir ou blessé au fond d’un ravin, vous avez peu de chance d’être vu. En revanche, un coup de sifflet peut s’entendre de très loin. En cas d’urgence, utilisez le signal SOS en morse (3 coups de sifflet longs, 3 coups courts et 3 coups longs).
Il existe également des balises de détresse fonctionnant par repérage satellite qu’il suffit d’activer en cas d’urgence. Attention ces balises ont un coût d’achat élevé et nécessitent un abonnement.

Vous pouvez également trouver des applications pour votre smartphone ayant la fonction « balise de détresse ». Une fois programmée l’application enverra un message de détresse à la personne de votre choix.
Plus simple, utilisez votre smartphone pour appeler les secours et donner votre position. Sachez que le message « appels d’urgences uniquement » affiché sur votre smartphone ne vous permet pas de faire le 15 (SAMU) ou le 18 (Sapeurs Pompiers), seul le 112 ( numéro d’urgence européen) fonctionne.

 

« Sifflez vous serez sauvé. »

*configuration

La personne de confiance

Partir seul(e) dans la nature impose de la rigueur et quelques bonnes habitudes à prendre.
Il est évident que le but de votre sortie n’est pas d’avoir besoin de secours, néanmoins personne n’étant capable de prévoir l’avenir il convient de respecter quelques règles.

L’une d’entre elles étant de désigner une personne de confiance.

Celle-ci peut être un voisin, un ami, un membre de votre famille… peu importe, mais quelqu’un en qui vous avez confiance et qui sera là pour vous en cas de besoin.

Avant votre départ vous lui confierez la copie de votre parcours en lui expliquant le secteur et en désignant des points de passage (l’endroit où vous comptez manger, faire une pause ou dormir). Vous ne manquerez pas de lui indiquer l’heure de votre départ ainsi que votre horaire de retour prévisionnel. Convenez également avec elle d’un horaire limite (heure à laquelle elle doit commencer à partir à votre recherche).

En VTT vous pouvez très facilement couvrir un secteur très large, partir loin, loupé une balise ou un panneau et vous retrouver à l’opposé de votre véhicule dans une zone hors réseau . A cet instant vous serez heureux de savoir qu’à partir d’une certaine heure et sans nouvelle de votre part cette personne va partir à votre recherche ou, plus simplement venir vous chercher et vous ramener à votre véhicule.

Dans des cas plus grave, la copie de votre parcours permettra aux secours d’établir un périmètre de recherche et ainsi de gagner du temps. Pour un blessé les minutes ressemblent à des heures et chaque minute compte.

Mais comme vous êtes prudent et soucieux de votre sécurité vous allez rentrer comme prévu et à l’heure prévue. Vous ne manquerez donc pas d’en informer votre personne de confiance.

« Prévenir c’est revenir »

Concevoir son kit de 1er soins 

Ne partez jamais sans un kit de 1er soins.

C’est un kit compact qui pèse aux alentours des 300 g et peu onéreux. Ne vous en privez pas. Il peut vous être utile mais aussi à quelqu’un que vous allez croiser en chemin.
Vous êtes seul(e), loin des médecins, loin des urgences et vous devez être capable de faire face à quelques petits ennuis.

Dans ce kit on y placera du matériel étudié pour soigner de la « bobologie ».

A savoir :*
– De quoi désinfecter (des compresses stériles, du désinfectant et du sérum physiologique)
– De quoi protéger une plaie (des pansements de différentes tailles)
– De quoi arrêter un saignement (pansement absorbant, coalgan)
– De quoi emballer une plaie étendue et faire un bandage de maintien (bandes en nylex, bandes cohésives, scotch médical)
– De quoi soigner (des gants à usage unique, une petite fiole de gel hydroalcoolique)
– Quelques comprimés (Ex : antidouleurs et/ou votre traitement personnel)
– Quelques accessoires (une petite paire de ciseaux, une pince à écharde, des petits sachets pour les déchets)
– Une couverture de survie
– La liste complète du matériel contenu dans votre kit de 1er soins (indiquez les dates de péremption)
Assurez vous de ranger le tout dans un contenant étanche et facilement accessible.

Posséder du matériel c’est bien, savoir s’en servir c’est mieux.
Il est vivement recommandé de suivre une formation aux gestes de premiers secours dispensée dans de nombreuses associations agréées de Sécurité Civile.

 

« Se soigner c’est pouvoir continuer. »

 * Liste non exhaustive

Pour en savoir plus 

Le Kit ICE (In Case Emergency. Trad ang : En cas d’urgence)

 

 

Qu’est ce que c’est ? C’est un ensemble de petits accessoires rangés dans un contenant étanche (l’idéal étant submersible) vous

 permettant de parer à des situations d’exception

(l’arrêt forcé sur place pour cause de mauvaises conditions météo ou de blessure grave, la perte ou l’abandon de votre sac…).

Vous ne devez jamais vous séparer de ce kit. Pourquoi ne pas le glisser dans une poche ou l’attacher à la ceinture ?

Quel matériel va t-on y trouver ?*

– Un grand sac poubelle (permettant de se protéger ou de s’abriter)
– Un poncho à usage unique (se protéger, s’abriter)
– Quelques mètres de cordelette (fixer un abris, attacher du matériel…)
– Un briquet et/ou des allumettes étanches (s’éclairer, faire un feu…)
– Une lame (couteau pliant, multitool…)
– Du scotch de réparation (attacher, fixer, réparer)
– Un sachet congélation à zip et pastilles de purification d’eau
– Une 2ème couverture de survie (la 1ère se trouvant dans votre kit médical)
– La liste de l’ensemble du matériel contenu dans votre kit ICE

Ce kit doit toujours être complet et doit être utilisé uniquement en cas d’urgence.
Le but est même de ne jamais s’en servir, on l’emporte uniquement par sécurité.

 

« Prévoir c’est ne jamais être pris au dépourvu. »

  * Liste non exhaustive

Pour en savoir plus 

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