Rando Vidéo Solo
LES PLAISIRS DE LA RANDONNEE EN SOLITAIRE

La Sécurité en Randonnée

Voir et être vu en randonnée

Peu importe l’environnement ou la saison à laquelle vous partez randonner vous devez toujours avoir sur vous un moyen d’éclairage. La pluie, le brouillard ou la tombée de la nuit peut fortement compromettre votre visibilité.
Au cours de vos parcours vous ferez sans doute la découverte de monuments, de grottes, de châteaux et autres lieux insolites à l’intérieur desquels il n’y a absolument aucun moyen d’éclairage.
Ces lieux peuvent également vous servir d’abri en cas d’intempérie mais s’y aventurer sans voir où l’on met les pieds est potentiellement dangereux.

lampes et gilet hv

voir et être vu

  • On emportera donc une lampe de poche (type lampe tactique) que l’on gardera à portée de main.
    De plus si vous choisissez de bivouaquer il est impératif de posséder un (ou des) moyens d’éclairage. Imaginez… vous réveiller pour un besoin urgent à 3h du matin…sans lumière. Ou plus simplement essayez de manger ou de monter une tente dans le noir.
    L’idéal étant de vous munir d’une lampe frontale ce qui vous permettra d’avoir les mains libres.
  • Les parcours de randonnée croisent régulièrement des routes forestières, des chemins de villages ou encore des voies de circulation. Si votre visibilité est mauvaise à cause de la pénombre ou du brouillard il y a de fortes chances pour que celle des autres usagers le soit aussi. Par conséquent vous devez faire en sorte que l’on vous voit. Lors de vos sorties vous serez amené à croiser des bûcherons, des chasseurs, des VTT, des quads ou encore des 4X4.
    Votre randonnée n’a pas pour but de se terminer au service des urgences parce que vous avez pris un arbre sur la tête ou pire… une balle perdue.
  • Si tout le monde se doit de faire preuve de prudence c’est à chacun d’assurer sa propre sécurité.
    Différents accessoires légers et peu coûteux vous permettront de vous rendre visible et de limiter ainsi le risque d’accident.
    – On utilisera un brassard ou un gilet haute visibilité ce qui évitera ainsi le risque de confusion avec un animal (un sanglier jaune fluo c’est plutôt rare).
    – Concernant les choix de vos lampes choisissez de préférence des longues portées et possédant le multi-modes (différentes intensités et mode SOS).
    N’oubliez pas les piles, batteries ou chargeurs correspondant à vos différents moyens d’éclairage.
    – Si vous faites l’acquisition d’une housse de pluie pour votre sac à dos choisissez un modèle réversible (discret d’un coté, haute visibilité de l’autre).

« La visibilité c’est votre sécurité »

Se protéger en randonnée

 

Bien que n’ayant aucune notion de vitesse ni même de force cinétique, la randonnée est malgré tout soumise à un certain nombre de risques. A savoir l’accident, la blessure, la déshydratation, l’hypothermie ou encore l’hypoglycémie (pour ne citer que ceux là).
En randonnée vous êtes directement exposé aux éléments, vous n’avez ni toit ni armure. Nous allons donc prévoir du matériel de protection.
Que ce soit pour l’usage d’outils de coupe (scie, couteaux) ou pour une meilleure préhension (les rôches et les gardes fou sont souvent froids et humides) on utilisera une paire de gants. Choisissez une paire multi-travaux, sport ou anti-coupure en adéquation avec le reste de votre matériel.

  • La déperdition de chaleur corporelle se faisant principalement par les extrémités (30%) on emportera de quoi se protéger la tête et les mains :
    – Des gants chauds ou en soie, petite chaufferette
    – Bonnet, casquette ou cagoule
    – Tour de cou, écharpe ou tout autre accessoire du même type.
  • Pour se protéger du vent, de la pluie ou encore de la neige on pourra utiliser :

protections pour la randonnée

Se protéger en randonnée

– Un coupe vent ou une sofshell
– Une veste de pluie ou un poncho
– Des guêtres et/ou des crampons
On emportera également de quoi protéger notre peau :
– Un baume à lèvres
– De la crème solaire
Mais aussi de l’anti moustique (en baume ou en spray).
On ajoutera également nos lunettes de soleil

  • Se protéger c’est aussi prévenir une chute éventuelle. Sur certains parcours on rencontre des passages difficiles plus ou moins complexes à traverser (souvent agrémentés d’un garde fou ou d’une ligne de vie).
    Vous retrouvant seul(e) devant ces obstacles vous devez assurer vous même votre sécurité, autrement dit vous sécuriser.

Pour cela on utilisera du matériel d’EPI (Équipement de Protection Individuel). Qui dans ce cas précis se composera :
– d’un ceinturon de sécurité ou d’un harnais (baudrier)
– d’une longe de sécurité ou d’une corde avec mousquetons.
Le matériel EPI doit être du matériel éprouvé et homologué pour votre activité.

 

« Se protéger c’est rentrer entier »

 

Se signaler en randonnée

Vos différents moyens d’éclairage et notamment les modes SOS sont un excellent moyen de signaler votre présence.

  • Une autre manière d’obtenir un point de lumière, de signaler un objet ou endroit dangereux est d’utiliser les bâtons lumineux chimiques que l’on appelle des Cyalumes.
    Les modèles homologués (et utilisés par l’armée) permettent un éclairage d’une durée de 8 à 12 h en fonction de la couleur. Ils sont vendus en moyenne 3 € pièce.
    Les modèles type « boite de nuit », moins puissant mais bien pratique pour repérer un trou ou un cordage valent environ 3 € les 10.
    Encore plus petits les mini Cyalumes, ceux que l’on utilisent pour la pêche de nuit, sont bien pratique pour repérer de petits objets comme les tirettes des sacs à dos que l’on ne trouve jamais dans le noir. Ils sont vendus environ 3 € les 25.

sifflet de secours

sifflet d urgence

  • La manière la plus simple pour vous signaler est de vous munir d’un sifflet d’urgence. La plupart des sacs de randonnée de conception récente en sont munis et sont positionnés sur la sangle de poitrine ce qui n’est pas un hasard car vous devez toujours l’avoir à proximité (au fond du sac il ne sert à rien).
    Coincé en bas d’un ravin, entre 2 rochers ou simplement perdu, le sifflet est peut être l’un des seuls moyens de vous faire entendre et repérer. En cas d’urgence utilisez le signal SOS en morse (3 coups longs, 3 coups courts et 3 longs ).
    Le sifflet d’urgence est l’un des éléments le plus important de votre matériel, ne partez pas sans lui il peut vous sauver la vie.
  • Certaines zones de forêts ou de montagnes étant inaccessibles aux services de secours par la voie terrestre il est parfois nécessaire de faire appel aux secours aériens. C’est pourquoi il est judicieux de posséder un vêtement ou un objet pouvant être utilisé comme balise repérable par voie aérienne.
    Il existe (dans le commerce) des drapeaux SOS ou encore des fusées de détresse. Le coté orange fluo de la housse de pluie de votre sac est une bonne alternative.
  • Afin de vous faire repérer il existe également des balises de détresse fonctionnant par repérage satellite qu’il suffit d’activer en cas d’urgence. Attention ces balises ont un coût d’achat élevé et nécessite un abonnement.
    Plus spécialisé pour les sorties en montagne il existe le système ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanches) dont le coût se situe entre 250 et 500 €.

Vous pouvez également trouver des applications pour votre smartphone ayant la fonction « balise de détresse ». Une fois programmée l’application enverra un message d’urgence à la personne de votre choix. A condition d’avoir suffisamment de batterie.
Plus simple, utilisez votre smartphone pour appeler les secours et donner votre position. Sachez que le message « appel d’urgence uniquement » affiché sur votre écran ne vous permet pas de faire le 15 (SAMU) ou le 18 (Sapeurs Pompiers), seul le 112 (numéro d’urgence européen) fonctionne.

« Se signaler c’est pouvoir être sauvé »

Respecter la réglementation

Randonner en toute sécurité c’est aussi ne pas prendre de risques inutiles. Cela commence par quelque chose de très simple : tout simplement respecter les réglementations.
Les zones protégées, les réserves naturelles, les parcs régionaux et nationaux possèdent leur propre réglementation.

limite zone

Ne dépassez pas la ligne

  • Si votre parcours emprunte l’une de ces zones il est fortement conseillé de consulter la réglementation correspondante au préalable.
    Les interdictions sont mises en place pour votre propre sécurité et non pour nuire à votre liberté.
    Lisez bien toute la réglementation car les formules employées portent parfois à confusion. Que ce soit en matière d’installation, de campement, de bivouac, de feu, de cueillette ou même parfois concernant l’extraction d’eau, les règles sont très strictes. Enfreindre ces règles c’est vous exposer à des risques de chute de pierres, d’éboulements, d’inondation ou encore d’incendie mais aussi à des amendes relativement conséquentes.
  • Outre le fait qu’il est vivement conseillé de souscrire une assurance spécifique à votre activité sachez qu’en cas d’appel des moyens de secours pour vous extraire d’une zone interdite, la totalité des frais engagés restera à votre charge. A titre d’ information un hélitreuillage est facturé en moyenne 250 € auquel s’ajoute environ 55 € la minute de transport en hélicoptère.
  • Pensez également à refermer les différentes clôtures et barrières que vous empruntez, elles ne sont pas fermées par hasard.

« Ne sortez pas des sentiers vous serez en sécurité »

La personne de confiance

Partir seul(e) dans la nature impose des règles de bonne conduite et quelques habitudes à prendre.
Il est évident que votre but n’est pas de faire appel aux services de secours, néanmoins personne n’étant à l’abri d’un « pépin » il convient de respecter certaines règles.

L’une d’entre elles étant de désigner une personne de confiance. Un voisin, un ami ou un membre de votre famille…peu importe mais une personne en qui vous avez confiance et qui saura comment réagir en cas de besoin.

confiance

toute confiance

  • Avant votre départ vous lui confierez la copie de votre itinéraire et celle de votre carte en y désignant vos points de passage (vos points de ravitaillement, l’endroit où vous comptez manger ou dormir). Vous lui indiquerez également votre heure de départ ainsi que votre horaire prévisionnel de retour. Convenez ensemble d’une heure limite à partir de laquelle il sera nécessaire de vous rechercher.
  • A pied, épuisé ou blessé il devient très difficile de mettre un pied devant l’autre et vous pouvez rapidement perdre des minutes voire des heures parce que vous n’arrivez plus à avancer. Vous pouvez même être contraint de vous arrêter, vous abriter, vous protéger et attendre que l’on vienne vous chercher. A cet instant vous serez heureux de savoir que quelqu’un va partir à votre recherche ou plus simplement venir vous récupérer parce que vous n’êtes plus capable de conduire pour rentrer et vous êtes évidemment garé dans une zone blanche (hors réseau téléphonique).
  • Dans les cas les plus graves, la copie de votre itinéraire permettra aux différents services de secours de réduire le périmètre de recherche et ainsi vous retrouver plus rapidement. Pour un blessé les minutes ressemblent à des heures et chaque minute compte.
  • Mais comme vous êtes prudent et soucieux de votre sécurité vous rentrerez à l’heure prévue. Vous ne manquerez donc pas d’en informer votre personne de confiance.

« Prévenir c’est revenir »

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